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En l’absence du capitaine, troisième recueil de poèmes de Cécile Coulon

J’ai aimé ces poèmes qui abordent la perte d’un être cher et autres sujets

un de ses poèmes ci-dessous

A quoi tout cela tient

Cela tient à un rayon de soleil

à un petit chat dans une vitre cassée

et nous regardons le monde se faire

sans penser que c’est nous que ce monde fait

cela tient à la pensée qui se répète

je n’ai pas mal je n’ai pas peur je n’ai pas faim

je vais comme ce petit chat

dans une vie cassée

cela tient à la mer qui roule doucement

à la bière dans mon verre à la flamme dans mon sein

qui m’emmène si loin qu’on dira sans doute

regardez elle s’en va alors que je reviens

cela tient à cet espoir fou dans la rue blanche et bleue

aux mots simples qui disent moins mais qui disent mieux

cela tient à la vie qui recommence sans demander pourquoi

et qui plante des drapeaux dans la mer de mes yeux

Fumay

Fumay se poudre de décembre un doigt d’éternité vers un ciel si gris remarque que le vent de l’est est parti Margot en frissonne encore ici la Meuse sage comme une image vient dans son idylle du silence border le paysage. 

Le regard du poète

Écrit par Hel pour le jeu d’écriture « la roulette russe » sur le site « jeunes écrivains » C’est par les portes, par les fenêtres, par les lucarnes, les embrasures et les ajours, que l’œil du poète s’évade. Nul besoin de grands cours d’eaux, de vastes terres, et de longs et pénibles voyages. Il lui suffit seulement d’unLire la suite « Le regard du poète »

Nissan lez Ensérune

Ensérune au-dessus des étangs roi des ammonites sur son lit de calcaire coquillé tu as drainé les eaux le vent à pris ses quartiers au creux de ta plaine comme un chien compagnon qui revient se rouler sur sa couche arrondissant son dos près de l’oppidum  où sont tes villas romaines tes champs de bléLire la suite « Nissan lez Ensérune »

Dans la brume Chlorophylle

Respire où s’écoule le chant de l’eauun arbre s’épancheet raconte la caresse oubliéed’une brume chlorophylle j’avance en terre du milieule feuillage liquideune coulée douce la sylve m’a absorbé

Souffrir pour Sophie

Sophie son élégance m’a suffit quand dans la ruepasse Sophieje me dis d’ellevoler un sourire me suffit je vois dans ses yeuxla danse des étoilesmysterieuses demoiselle Sophievenez par icivotre regardme suffit belle vos distancessont mesmalheurs de Sophie ah Sophiede vos longues absencescombien j’ai souffertça suffit Sophiesi seulementvous et moiseulement ouiSophie et ce jourquand enfin j’approcheLire la suite « Souffrir pour Sophie »

Á Vigneulles les chatons m’appellent

longue route forestière et badine de noisetierpaysages sous côtes et collinesenvie de laper mirabelles et Madine même l’hiver que miaule le ventet que griffent les branchesà Vigneulles les chatons m’appellent sa patte derrière l’oreillepetite pluie sur sa toiletteune portée de printempsfleurie les arbres fruitiers le village et ses vergersbondissent sous l’étéHattonchâtel s’est perchéde patience J’aimeLire la suite « Á Vigneulles les chatons m’appellent »

La lune à l’ouest

Quand la lune sera à l’ouest la lune sera complètement à l’ouestle cœur du poète à l’envolle duvet de son lit un canard sauvage lors de la nuit à l’enversla pluie tricotera sur les toitsplus haut Vénus ira courir après les ourset de toutes jeunes femmes qui n’en veulent pas chanteront la comptine des enfantsLire la suite « La lune à l’ouest »

Maboule rêverie (reprise)

Boule de boue nous sommes faits d’argileet agile est celui qui nous a faits ainsi,boule inique ou boule creuseet parfois carapace de granite. Notre terre est bonne pâte ; en coulée orangée elle tartine son magmacomme un rêve d’obsidienne et la digestion d’une digression scorie.Notre terre est bonne pâte ; l’humanité de passage y émaille saLire la suite « Maboule rêverie (reprise) »

Extraits de poème « Scintillements » de Péache

Ultime ascension avant l’ultime chute. Le souffle court, on se repose. La neige dans sa robe a mis un peu de rose (en prévision de la culbute ?) – Mais qu’il est doux ce baume à l’âme qui se pose. La trace qu’a laissée un petit pied d’enfant sur le sable complice empreinte du bonheur dérobée au néant DeuxLire la suite « Extraits de poème « Scintillements » de Péache »

La forêt avance

Où sont passés la Belleet les vers romantiques,la famille Capuleta-t-elle fermé boutique ? Le fer forgé se rouilleen son âme erratiqueun Roméo dérouleune prose pathétique au pastel morganatique,c’est le temps qui s’écouledans un vers nostalgique Après une danse où le lierre s’enroule un château s’écroule alors, la forêt s’avance.

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