Matogrosso

MinouSi demain on allait prendre l’airPrès de la mer à Buenos airesPuis partir prendre en photoTous les chats sauvages du Mato Grosso MinouAllons voir Elysabeth et Celso nos amisChanteurs ménestrels à FlorianopolisOù les passiflores attendent la nuitPour éclore en un parfum de folies. MinouEn arrivant pour une cachaça (1)Je serais ton rascar capac (2)Je t’offriraiLire la suite « Matogrosso »

Je te dirai

Comment trouverais-je les mots quand je voudrais l’oubli ? Alors pour l’indicible des mots d’emprunts, mots qui hantent mes maudits non-dits. Sûrement pas demainsûrement pas dès l’aube,mais oui, un jour sur le chemin qui va par la montagne et la forêt. Six années et je n’y suis jamais retourné, j’espère que tu reposes en paix.Lire la suite « Je te dirai »

Nature inconsciente

Les fleurs ont une science des couleurs et des parfums qui m’étonne.Une rose « sait » qu’elle ne doit pas sentir le jasmin ou la lavande. Les fruits ont développé l’art des saveurs, quelle palette ! De la fraise des bois à la noix de coco, de la cerise à la mangue, tout cela avecLire la suite « Nature inconsciente »

Maboule rêverie

Boule de boue nous sommes faits d’argileet agile est celui qui nous a faits ainsi,boule inique ou boule creuseet parfois carapace de granite. Notre terre est bonne pâte ; en coulée orangée elle tartine son magmacomme un rêve d’obsidienne et la digestion d’une digression scorie.Notre terre est bonne pâte ; l’humanité de passage y émaille saLire la suite « Maboule rêverie »

Un elfe passait là

Dans un tintement de clochettesun elfe équilibriste passaitvif et agile trottinantsur un fil de la vierge.Il était venu voir les étoiles encore endormieselles reposaient là tombées des cieux Que faisaient-ils ? Quelques mouvementset d’étranges lueursla brume les cachait d’un voilemais quand le soleil se leva ce fut l’ouverture du bal Sirius vint tournoyer aux brasLire la suite « Un elfe passait là »

Des fleurs dans la chevelure de Bérénice

Ce que l’on doit à la lunec’est la mer en mouvementune glissade de silice l’apparition des dunesla courbe d’une brune Androsace et un croissant Ce que l’on doit à la nuitun jeu de cache cache soleilun délire d’âme Céanotheet la fraîcheur de l’air au réveil Ce que l’on doit aux étoilesl’Ancolie d’une lumière pâlela traceLire la suite « Des fleurs dans la chevelure de Bérénice »

Et les faons sur la colline

Ô toi, terre du soir,voici l´heure du loup,qui pour toi se jouedu rouge et du noir. Beauté divine,La nuit s’avanceet j’y vois la dansedes ombres sibyllines. Quand dans l’oeil de ce jourl’horizon se referme,dans le ciel je savourecette pourpre lanterne. Quand la terre ancre le soir,oui, ce n’est pas la savaneet sa faune qui seLire la suite « Et les faons sur la colline »